vendredi 6 avril 2012

- Scott Nolan -




    - Scott Nolan -



 J’ai appris quelques jours plus tard que la mère de Nina avait succombé à ses blessures. Depuis ce fameux soir où elle apprit la nouvelle, Nina s’était refermée sur elle-même. Elle ne mangeait plus, elle ne parlait plus, elle ne souriait plus. Je pris le risque de lui proposer un rendez-vous ce jour là. Cependant, elle refusa, et raccrocha. Déçu, je reposais le téléphone, et poussait un long soupir de désespoir. Je m’affalais sur le sofa, comme à mon habitude et écoutait le chant de la mer. Cette douce mélodie me fit vagabonder dans mes pensées, et c’est ainsi que je me remémorais mon enfance. Une enfance plutôt heureuse au départ, d’après les fragments de souvenirs qu’il me restait. Je me rappelais de maman, souriante, toujours accroché à papa. Maman était belle, comme toujours. Elle avait de long cheveux blond, un teint de poupée, et un sourire joyeux. Elle était très heureuse avec papa et elle ne s’empêchait pas de le dire.

Elle était l’héritière d’une fortune assez importante, étant donné que son père avait lui-même hérité de l’entreprise. Maman m’emmenais toujours au grand carrousel situé au centre de son propre centre commercial. Elle me disait toujours que j’étais le plus heureux des enfants, et que j’avais énormément de chance d’être à ma place. A cela, elle ajoutait toujours que nous étions une famille très heureuse, qui risque de s’agrandir. Elle aurait surement eût entièrement raison si Papa n’avais pas été frappé par le cancer. Cette maladie ne lui laissa aucune chance de survie. Papa mourus aussi rapidement qu’il venu au monde. Maman, effondrée ne se remis que très tard de son décès. Son deuil dura plus longtemps que la norme, elle sombrait dans l’alcool, la drogue, le vice. Cette descente aux enfers s’accompagna d’une fausse couche.

 L’entreprise allait mal, et c’est pour cette raison que mon grand-père lui retirait le droit d’exercer, et attendait que je grandisse, pour prendre les commandes de son empire, ou que maman se remette en marche.
A présent, du haut de mes dix neuf ans, je me demandais quand est ce que ce jour allait arriver. Je sorti de mes pensées et levais la tête vers la vieille photo de famille.
«- Bah! Disais-je. Cela attendra, ce n’est pas pour tout de suite. Tu n’es pas si vielle que ça.»




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